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Le mot «drame» chez Le Sage

  • Par lexen
  • Le 30/01/2019

Un article de la revue Persée,

https://www.persee.fr/doc/caief_0571-5865_1964_num_16_1_2457

mis en ligne,  a pour auteur Gunnar von Proschwitz, lequel remarque chez Le Sage, non sans surprise, ce qu'il définit comme étant un emploi moderne du mot "drame".

Il cite, à cet effet, une phrase du Diable boiteux extraite du chapitre , Ce que Diable boiteux /Robert Bletzle diable fit encore remarquer à don Cléofas _¹, et qui estLes régents de ce collège y faisaient représenter par leurs écoliers des drames, des pièces de théâtre fades (....)" .  L'explication est à suivre dans cette communication elle-même. 

 

 

                     image, robert bletz                                    

Par ailleurs, les considérations érudites de l'auteur  montrent historiquement l'amplitude d'une dénégation culturelle relative à l'utIlisation de ce terme.

Durant leur dialogue, dans ce chapitre, le démon pique la curiosité de Léandro/don Cléofas à propos de deux vers latins que celui-ci meurt d'envie de savoir.  Von Proschwitz se livre à l'extrapolation savante du distique. Il en résulte que cette citation latine vise indirectement la Foire Saint Germain. 

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Afin de mieux situer    le propos  de Gunnar von Proschwitz, dans un contexte de littérature générale, on aura recours à la préface de l'édition du Diable boiteux de Roger Laufer. Référence est faite à ce chapitre _²  où le coup de patte aux tragédies  de collège  se trouve évoqué :

"En 1707, les allusions antiques étaient grecques : à travers Homère, Lesage partisan déterminé des Modernes, attaquait les Anciens; (...) Mais partisans des Anciens et des Modernes, auteurs de tragédies et de comédies sont gentiment réconciliés. Les Modernes n'ont plus comme chef de file unDiable boiteux /Robert Bletz Charles Perrault, mais un Houdard de la Motte que Lesage ne porte pas dans son cœur. D'où la nouvelle position de cet auteur que les ans ont aussi assagi. Un coup de patte aux tragédies de collège  règle un compte personnel avec le père Porée, S.J., dont le distique latin visait les auteurs de la Foire."préface, page 21

                                                          image, robert bletz

 (tome II ch. VIII ) édition 1707. Pour  l'édition Folio  classique, Roger Laufer, tome II ch. VII, pages 275/276.

_² Ibid.

 

Lully/Quand le péril ...

  • Par lexen
  • Le 11/01/2019

Ce timbre qui figure dans l'acte 1 d'Atys  est omniprésent dans les théâtres de foire  et  les vaudevilles .  L' édition du  théâtre choisi de Lesage,  paris 1821 chez  le lbraire Genets le reprend sous cette forme  : (en première occurence  dans Arlequin roi de Serendib air n° 002 .)

 https://www.litterature-comedie.com/pages/airs-a-la-suite/arlequin-roi-de-serendib/

TF/Air 002air-002.pdf (23.15 Ko)

Dans la présentation de l'annexe à son étude sur les parodies d'opéras  Judith Le Blanc fait état de l'air du Péril. De son commentaire, un extrait  significatif :

https://www.nakala.fr/nakala/data/11280/988ddd3 pages 10 et 11
« Dans toute comédie en vaudevilles ou opéra-comique, l’opéra est donc  présent,  ne  serait-ce  qu’à  travers  ces vaudevilles récurrents. L’air du Péril, l’un des seuls airs-vaudevilles qui ne soit issu ni d’un divertissement,   ni   d’un   prologue,   incarne paradoxalement le paradigme ou le symbole de   cette   interpénétration   constante   entre l’opéra  et  son  petit  cousin  de  la  Foire. »

 

Sur la Foire de Guibray

  • Par lexen
  • Le 17/12/2018

Ces trois pièces en un acte, la Foire de Guibray (prologue), Arlequin Mahomet, le Tombeau de Nostradamus -une trilogie foraine- étaient destinées à être représentées à la suite, lors d'une même journée de spectacle du théâtre de foire.

Imageguibrayimage in n.m bernardin

L''historien N.M. Bernardin ¹  dans son ouvrage sur la comédie italienne et les péripéties du théâtre de foire, analyse et décrit un aspect de l'expressivité inventive chez Lesage : " Afin de se débarrasser de « ces scènes de liaisons languissantes, qu'il faut toujours essuyer dans les meilleures comédies », afin de supprimer les épisodes parasites et un délayage fastidieux, Lesage s'avisa de condenser en un acte ce qui d'ordinaire en remplissait trois, comme il avait déjà fait pour Crispin rival de son maître et pour la  Tontine, et de fournir la représentation avec deux petites comédies, entièrement distinctes, réunies artificiellement par une troisième petite pièce, qui servirait de prologue. "

"Voici le plan, très simple, d'une de ces trilogies foraines. L'ancien discours, que prononçait avant la représentation l'un ou l'autre des acteurs, est remplacé par  une courte  comédie-prologue,  la Foire de Guibray ; on y voit un comédien italien avec sa troupe, et Arlequin à la tête d'une troupe d'Arabes, qui viennent demander l'autorisation de donner quelques représentations au juge de Gui-
bray, et celui-ci leur répond :

Que chacun de vous par ses jeux
Tâche d'avoir la préférence:
Celui qui le plus me plaira
Dans cette ville restera.

Voilà le lien, bien fragile,  qui va réunir les trois pièces. Sur cette parole, les Arabes jouent Arlequin Mahomet, un petit acte romanesque et  pyrotechnique, dont Cailhava a tiré en 1770 son Cabriolet volant, et les Italiens représentent le Tombeau de Nostradamus.(...) Le juge de Guibray donnera-t-il la préférence aux comédiens italiens  ou aux comédiens  arabes ?
Cruelle énigme, dont nous ne saurons jamais le mot. "

 ¹ N.M.Bernardin. La comedie italienne en France et les théâtres de la foire et du boulevard. Editions de la revue bleue, Paris, 1902. pages 113/114.

 

JJ Mouret/Fêtes de Thalie

  • Par lexen
  • Le 05/09/2018

Provided to YouTube by NAXOS of America Le cotillon des fetes de thalie · Accademia Amsterdam

Les occurrences à la Foire ou chez les Italiens de ce Timbre de vaudeville issu d’opéra, sont fréquentes. Répertoriées dans ce tableau :

https://www.nakala.fr/nakala/data/11280/988ddd3f page126 

ref:Cotillon de Thalie. Mouret et La Font, Les Fêtes de Thalie, 2e entrée, « La Veuve ».

Dans l'édition Genets, Paris 1821 du théâtre choisi de Lesage cet air de Jean-Joseph Mouret  figure scène V du prologue  La querelle des théâtres. sous le n°101

Fêtes de Thaliethalie.pdf (16.15 Ko)

 

 

Lully/Alceste/parodie

  • Par lexen
  • Le 02/09/2018

Remerciements pour cette vidéo de la compagnie Pêcheurs de perles, issue d'un Colloque-festival en 2014, et portant, pour une part, sur le théâtre de Foire.
Plus précisément, sous forme d'une pièce en un acte, il s'agit d'un montage de scènes, successivement, des Funérailles de la foire, et en interférence, de la Querelle des théâtres, et du Rappel de la foire à la vie.

L'intérêt réside surtout  de scènes  des Funérailles données en continuité, soit : la fin de la scène 9, les scènes 10 et 11, et le début de la dernière scène, 12.

Les couplets parodiés des scènes 9, 10 et 11, le sont sur la musique d'Alceste de Lully.
Il a paru utile, pour cette partie, de reprendre le texte de Lesage et d'Orneval en équivalence du livret, pour correspondre à la
vidéo.
 lien vers page-funérailles/extraits

lien pour le livret de Philippe Quinault

 

 

Lully/Armide-extrait

  • Par lexen
  • Le 02/09/2018


Cet  extrait d'Armide de Lully :
 
O ciel! o disgrâce cruelle  est celui du couplet suivant :
Poursuivons jusqu'au trépas 

L'ennemi qui nous offense
Qu'il n'échappe pas
À notre vengeance

(selon  IReMus en ligne,  le Blanc_2015-03-16Annexes du chapitre IV )

Armide,Quinault et  Lully, I, 4. LWV 71/30.    

repris dans La Querelle des Théâtres / Lesage et La Font   


 

 

LESDEUXCOMÉDIES,ensemble. 
Air 110 : Poursuivons jusqu’au  trépas. 
Détruisons tous les Forains  
Auteurs de notre indigence  
De nos propres mains  
Tuons cette engeance. 



 

 

 

et  dans l'édition du Théâtre choisi de Lesage, chez Genets, Paris,1821 : 

 sous l'  AIR n° 075  Scène IX

 



 


 

 

Histoire littéraire/Le Sage

  • Par lexen
  • Le 23/05/2018

Après la publication d'un recueil hellénistique en 1695 Les lettres galantes d'Aristénète, Alain René Le Sage fait paraître en 1700, sous couvert d'anonymat ,  sa traduction de deux auteurs castillans : Francisco de Rojas pour Le traitre

lopedevegapuni et Lope de Vega pour Don Felix de Mendoce.

Ce volume comporte une préface qui se veut de portée plus générale. L'auteur oppose la sécheresse de l'intrigue du théâtre français au merveilleux de l"intrigue du théâtre espagnol.

Elle vise, selon l'auteur, les chofes dont il eft abfolument neceffaire que le Lecteur foit instruit .  Nécéssité d'instruction qui semble avoir tourné court. Le livre n'eût guère de succès. La représentation, sans doute espérée, d'au moins l'une des pièces  proposées ne se produisit pas .

C'est  seulement deux ans plus tard ( 1702) qu'une adaptation de Le Point d'honneur de F. de Rojas sera donnée à la Comédie Française, mais retirée après deux représentations.

 lire la suite : notice Lesage pages 2 et 3  

 

 

 

Hôtel de Bourgogne/Riccoboni-Lelio

  • Par lexen
  • Le 10/04/2018

 Plaque commémorative du théâtre de l'hôtel de Bourgogne au 29 rue Etienne marcel paris 1er

plaque commémorative hotel de bourgogne

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Luigi Riccoboni dit Lelio In: Journal des savants. Juillet-septembre 1958. pp. 97-102.-Extraits repris de cet article :
Lelio-Luigi Riccoboni  et L'Hôtel de Bourgogne

  lien de page :  Lelio/Hôtel de Bourgogne 

 

   

 

 

 

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