Musiciens divers/théâtre

chardin Attributs de la musique

Les musiciens de théâtre et de divertissement au XVIIIe siècle eurent souvent recours aux chansons populaires, aux airs d'Opéras en vogue. Avec les écrivains et les couplettistes, ils ont su, en particulier pour les Théâtres de la Foire, donner vie à ces formes de spectacles considérés comme étant à l'origine de l'Opéra Comique :
« Tous les airs qui charmaient un temps l'oreille du public étaient susceptibles d'aller grossir le répertoire des fredons. De nombreux airs des opéras de Lully parmi les plus simples, par exemple," Dans ces lieux tout rit sans cesse",extrait de Phaéton, survécurent presque jusqu'à la fin du XVIIIe
siècle sous formes de fredons.» *
* James R. Anthony, La Musique en France à l'Epoque Baroque, p 201 Flammarion 1981

 

tiepolo carnavalEcrivains  et musicologues, à propos de la naissance de l'Opéra comique, citent  les noms de Gillier, Lacroix, Fromont, Dumoulin, Philippe-PierreSaint-Sevin, Dornel, Travenol, JacquesAubert, Corrette, E. C. Jacquet de la Guerre,* J.J. Mouret . Rameau est appelé comme Campra, Bernier, Mouret, Blavet, à composer couplets, chansons à danser ou ariettes.

* in la Ceinture de Vénus de Lesage

 

 

 

airs chantés-vaudevilles

 

Un  auteur du 19e siècle, -Charles Poisot-  dans son Histoire de la musique, et à propos des origines de l'Opéra-comique, avance cette comparaison : " De même que la chanson a engendré le vaudeville, de même le vaudeville a produit l'Opéra-Comique.  Ce genre national procède en effet des deux autres ; les airs nouveaux ont succédé dans les vaudevilles aux timbres anciens"

Plus précisément, pour une première période, dans les Théâtres de Foire en vaudevilles, airs nouveaux et timbres anciens  coexistent.

Le divertissement final d'une pièce, à quoi se résume parfois la création originale du compositeur, étant également appelé vaudeville.
 

the Ropedance Leonard Defrance.

                 

            the rope dance Leonard defrance (flemish 1735-1805)

Timbre et fredon

D' autre part, ce qui, au 17e et 18e siécles, était généralement considéré comme  timbre n'a plus guère aujourd'hui cette signification, hormis certains exemples de chansons traditionnelles à l'épreuve du temps .  Tels airs chantés, populaires à leur époque, ne sont plus reconnus en tant que  fredons.

Date de dernière mise à jour : 01/12/2019